Ne choisissez plus votre permanence téléphonique au hasard...

Assistance - Secrétariat - Aide administrative - Bretagne - Morbihan - Vannes

L'ACTU DU JOUR


DE NOUVEAUX ESPACES DE TELETRAVAIL ECLOSENT


Télétravailler ailleurs qu'à la maison, mais pas trop loin non plus : de nouveaux espaces de travail se développent, portés par les avancées technologiques et le ras-le-bol des transports engorgés, indiquent des experts réunis au colloque Idate sur l'économie numérique à Montpellier.
"Aujourd'hui, la seule alternative pour le télétravail reste souvent la maison, où se mélange vie privée et professionnelle, où il est difficile de s'isoler pour travailler et où la connectivité n'est pas très bonne", souligne à l'AFP Frédéric Bleuse, directeur général de Regus France.
La multinationale Regus est spécialisée dans les espaces de travail dits "externalisés", et met à disposition dans les villes des bureaux équipés et connectés pour les salariés d'entreprises de toutes tailles et les travailleurs indépendants.
Elle a signé mardi avec l'opérateur Orange et la Caisse des dépôts (CDC) un partenariat qui devrait donner naissance à une société commune pour développer en France "le premier réseau de télécentres urbains et périurbains".
"La notion de lieu unique de travail, du siège de l'entreprise où l'on se rend chaque matin, tend à disparaître", résume Frédéric Bleuse.
Le développement de ces nouveaux espaces de travail externalisés et utilisables à la demande (par exemple une heure, quelques jours ou tout un mois) - baptisés "third places" (troisièmes lieux) par les anglosaxons - "est un vrai sujet économique et d'intérêt général, qui reste malheureusement sous-estimé", juge Cédric Verpeaux, responsable du pôle Ville numérique et durable à la CDC.
"Cette solution ne coûte pas cher et est complémentaire à une politique publique de transports. Elle est également positive pour les collectivités locales car elle fait augmenter le nombre d'emplois: une personne en télétravail ou en télécentre consomme plus sur place", souligne-t-il.
Le projet Orange/CDC/Regus prévoit dans un premier temps l'ouverture d'une quinzaine de télécentres avant fin 2016, notamment en Ile-de-France. Ils seront implantés dans les zones d'habitation, à proximité des noeuds de transport, "dans la première ou la deuxième couronne pour viser des salariés qui ont une heure ou plus de transports matin et soir", indique M. Bleuse.

source

6 jours d'arrêt maladie en moins
"Aujourd'hui, il existe des lieux externalisés pour travailler au centre de Paris ou à la Défense, mais cela ne résoud pas le problème pour tous les salariés" de Seine-et-Marne, du Val-d'Oise, de Seine-Saint-Denis ou du Val-de-Marne, départements trop éloignés ou mal reliés à la capitale, souligne M. Verpeaux.
Aujourd'hui, 90% du télétravail se fait depuis la maison. Lorsqu'il est pratiqué en moyenne deux jours par semaine, il permet aux salariés de gagner 90 minutes par jour (sur le temps de transport), "dont la moitié est réinvesti dans le travail", indique M. Verpeaux, citant une étude qui vient d'être menée par la CDC avec l'ENS de Cachan.
Cette enquête qui porte sur 600 télétravailleurs "montre également qu'ils prennent en moyenne six jours d'arrêt maladie par an en moins", ajoute-t-il.
Le télétravail partiel "permet aussi une hausse de la productivité et une augmentation de la production de l'ordre de 13%", résume M. Verpeaux.
Selon les projections de cette étude, en 2025, "il y aura 20% de télétravail, et 15% de ces télétravailleurs seront en télécentres. Et avec de telles chiffres, on aura besoin de plus de 300 télécentres juste pour l'Ile-de-France", indique-t-il.
De son côté, la société Regus qui compte déjà 55 sites de télétravail en France, ouvrira en janvier ses premiers bureaux dans une gare, au Mans, soit 350 m2 découpés en salles de réunion, salon affaires et espaces de "co-working" (c'est-à-dire des bureaux partagés par des indépendants ou des salariés d'entreprises différentes).
"Les salariés entre deux trains n'auront plus à travailler sur leurs genoux, et les habitants du Mans qui se rendent tous les jours à Paris pour travailler pourront le faire depuis la gare", indique le responsable de Regus, qui va également s'installer en 2014 dans les gares de Nancy, Amiens et Bordeaux.